Le chauffeur d’un camion-benne dont la collision avec un bus scolaire avait provoqué la mort de six adolescents en 2016 à Rochefort (Charente-Maritime) va connaître son jugement
Le 29 mars 2022, au dernier jour du procès pour « homicides et blessures involontaires » du « drame du car de Rochefort », où l’émotion a envahi les deux côtés de la barre, le parquet avait requis à l’encontre du prévenu, Mathieu Saurel, aujourd’hui âgé de 29 ans, une peine de 5 ans d’emprisonnement assortie d’un sursis de 3 ans. Au petit matin du 11 février 2016, il conduisait le camion-benne dont la ridelle gauche oubliée en position ouverte avait littéralement cisaillé dans toute sa longueur le car scolaire arrivant en sens inverse, tuant six passagers de 15 à 18 ans et en blessant grièvement deux autres. À l’horizontale, cette ridelle, lourde paroi métallique amovible qui maintient le chargement, s’était comme transformée en lame géante sur la route, laissant après son passage, des corps sous des amas de tôles broyées, pour certains décapités. « Une vision d’horreur » racontera un témoin. Dans ce drame, l’un des plus graves accidents de transport d’enfants en France depuis celui de Beaune en 1982 (53 morts dont 44 enfants), la seule « erreur humaine » du conducteur du camion est en cause, avait souligné le ministère public qui a réclamé la sanction maximale, assortie d’un sursis, permettant au prévenu d’éviter l’incarcération.
Maître Brice GIRET est saisi des intérêts des familles de Yoni HAVY et Tina RAUTUREAU.

